Base d’unités

La base d’unité du réseau de la Commission populaire

Adoptée le 14 juin 2009.

Sommaire Le réseau de la Commission populaire est un réseau montréalais surveillant et s’opposant au plan « de sécurité nationale ». Le réseau est un espace permettant aux individus et aux groupes qui font face à l’oppression au nom de la « sécurité nationale » - comme les peuples autochtones, les immigrants les communautés racialisées, les organisations politiques radicales, les syndicats - et leurs alliés de former des alliances, partager de l’information et coordonner des stratégies afin de défendre leurs droits et leur dignité.
Vision générale et principes Nous luttons pour un monde dans lequel tout être humain est libre de vivre et de s’épanouir dans la dignité et la justice. Nous résistons à tous les systèmes d’oppression et à leur enchevêtrement fondé sur le racisme, le patriarcat, la classe et la discrimination affectant les personnes handicapées.
Peuples autochtones Nous affirmons notre solidarité avec les peuples autochtones en quête de l’autodétermination et de la souveraineté en Île de la tortue. Nous nous opposons à la colonisation raciste, à la dépossession violente et au génocide sur lesquels le Canada – en tant que nation et entité politique – a été fondé et continue de fonctionner.
Migration Le droit de rester, le droit de migrer et le droit de retour sont des éléments de l’autodétermination que nous appuyons. Nous appuyons l’appel pour un statut égal pour tous au Canada. Nous faisons une différence entre le droit de migrer – une nécessité pour des millions de migrants pauvres et racialisés - de la migration coloniale qui détruit les sociétés existantes et vole la terre et les ressources au profit de groupes privilégiés.
L’interconnexion des luttes Nous considérons les luttes pour la justice menées par différents groupes et communautés contre divers mécanismes de la « sécurité nationale » - les mesures de « sécurité » en immigration, les lois antiterroristes, l’utilisation de listes de personnes, les listes d’interdiction de vol, les mécanismes de surveillance, la criminalisation, etc. comme étant interconnectées. De tels mécanismes contribuent à la marginalisation économique et politique des communautés et des individus pris pour cible, fortifient les privilèges de certains et contribuent à l’expansion du contrôle et de la surveillance de l’État. Le succès de ces politiques dépend souvent de la fragmentation et du manque de solidarité entre et au sein des groupes pris pour cible, des faiblesses générées par les politiques elles-mêmes.
Comprendre les objectifs politiques et économiques Nous croyons aussi que l’on ne peut s’opposer sincèrement au programme de sécurité nationale sans saisir ses objectifs sociaux, politiques et économiques. Nous croyons que la résistance doit aller au-delà du cadre apolitique des abus aux droits humains et se questionner sur les intérêts et les privilèges servis par ces abus. Cela requiert une analyse des stratégies des entreprises et de l’État ainsi que de la manière dont se croisent les facettes domestiques et internationales de ces stratégies.
Alliances Au Canada et sur le plan mondial, en tant que réseau, nous nous alignons avec les organisations de solidarité et les mouvements qui partagent notre engagement pour l’égalité et la dignité de tous les humains.
Position face aux partis et aux nationalismes En tant que réseau, nous n’appuyons aucun parti politique, mouvement nationaliste ou gouvernement. Nous reconnaissons cependant que des mouvements anticoloniaux et d’autres mouvements de libération prennent souvent des formes nationalistes et étatiques. Nous nous montrons solidaires des mouvements populaires pour l’autodétermination, la dignité et la justice qui existent en coulisses de ces expressions.
Position par rapport à la violence et au terrorisme Nous croyons que tous les mouvements sociaux ont le droit de débattre des tactiques à employer. Nous faisons la promotion de formes de résistance qui maximisent le respect pour la vie et les droits des opprimés. Nous reconnaissons que l’insistance idéologique sur la « non-violence » peut, dans certaines circonstances, détourner l’attention de l’immense violence – directe et structurelle – exercée par les États et les groupes privilégiés. Nous questionnons aussi l’usage du mot « terrorisme ». Nous croyons que cette étiquette est utilisée pour marginalisée des communautés prises pour cibles, créer un sentiment de peur, faire taire le débat, rendre illégitime la résistance, justifier une plus grande oppression et rendre légitime le terrorisme d’état, particulièrement dans le contexte de la soi-disant « guerre au terrorisme ».
Philosophie organisationnelle La philosophie organisationnelle du réseau est fondée sur la décentralisation et l’autonomie.

Le Réseau de la Commission populaire est un groupe de travail du GRIP-Concordia qpirgconcordia.org 514.848.7585 info@qpirgconcordia.org

Contactez le Réseau de la Commission populaire: 1500, Maisonneuve ouest, suite 204 Montréal, QC H3G 1N1 abolissons@gmail.com

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