M. Mahjoub a été arrêté en vertu d’un "certificat de sécurité" et est détenu en Ontario sans accusation ni procès depuis juin 2000. Il ne sait pas quand il sera libéré et le gouvernement menace de le déporter en Égypte, où, selon les propres dires d’Immigration Canada, il risque la torture.
Le boulot du SCRS est de recueillir des renseignements pour le compte de l’État et de perturber les mouvements pour la justice sociale. Son mandat inclut la surveillance de toute activité considérée comme étant une menace envers l’ordre politique et économique actuel. Le Réseau de la Commission populaire a créé un groupe veillant à surveiller le SCRS et à développer la solidarité entre les communautés ciblées par cet organe du renseignement.
M. Abousfian Abdelrazik a été emprisonné sous les recommandations du Service canadien de renseignement et de sécurité (SCRS) lors d’une visite au Soudan. En prison, il a été battu et torturé, et c’est dans ce contexte qu’il a été interrogé par des agents du SCRS. Aucune accusation n’a jamais été déposée contre lui. Après plus de six ans, la Cour fédérale à ordonné au gouvernement de rapatrier Abdelrazik. Le 27 juin, Abdelrazik était de retour à Montréal et a finalement pu retrouver ses enfants. Abdelrazik passe maintenant à la 2e étape de sa lutte : faire enlever son nom de la liste 1267 afin qu’il puisse vivre une vie normale et qu’on lui rende des comptes pour ce qu’il a subi.

Ivan Apaolaza Sancho, un prisonnier politique et demandeur du statut de réfugié basque âgé de 36 ans a été détenu à la prison de Rivières-des-Prairies en juin 2007. Ivan a été déporté vers l'Espagne sur la base de "confessions" faites par une femme basque soumise à la torture alors qu'elle se trouvait en détention solitaire aux mains de la police espagnole.
Le matériel d’éducation populaire a été développé autour des mesures de sécurité en immigration. Quelques-unes de ces ressources contiennent le récit de victimes de l’agenda "sécuritaire" canadien.
Le Réseau de la commission populaire organise une conférence dans le but de mobiliser ses réseaux et de répondre collectivement à la menace croissante que représente le dérive sécuritaire.

D’Omar Khadr à Guantanamo, en passant par Ivan Apaolaza Sancho, détenu à la prison de Rivières-des-Prairies pendant plus d’une année avant d’être déporté sur la base d’informations obtenues sous la torture, jusqu’à Hassan Almrei, résidant en Ontario, victime des certificats de sécurité, emprisonné sans accusation durant sept ans et menacé de déportation malgré les risques de torture qu’il aurait à subir en Syrie, les représentant-es du gouvernement canadien sont impliqué-es dans la torture.
Ceci fait partie d’une tendance dangereuse qui nie ironiquement les droits fondamentaux de certaines personnes au nom de la "sécurité", voire même de la "civilisation". L’ignorance du public, l’exclusion politique et le racisme ont permis à cette situation de perdurer depuis trop longtemps.
Des actions à Montréal prennent forme pour dénoncer la complicité de l’État canadien avec la pratique de la torture au nom de la prétendue "guerre au terrorisme".
Pendant trois jours, la Commission populaire sur les mesures « sécuritaires » en matière d’immigration a tenu une série d’audiences publiques dans un centre communautaire du quartier Saint-Henri à Montréal. Une première au Québec, cette commission populaire fut mise en place pour examiner les injustices et les abus infligés aux immigrant-es au nom de la sécurité nationale et pour formuler des recommandations en faveur du changement et de l’action.
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